La Guilde Shelanou
Ami du folklore, bien le bonjour,
Lecteur imprudent marqué d’une curiosité grandissante, qui s’aventure dans les pages de ce site web, tu t’apprêtes à découvrir dans cette page ce qu’on appel : La guilde Shelanou
Le folklore marquera toujours de près ou de loin chaque étudiant de l’ULB, baptisés ou non (au sens estudiantin du terme), nous organisions déjà les fêtes juives pour nos membres, mais il n’y avait rien de spécifique consacré au chant. C’est pourquoi, crée l’année dernière la guilde Shelanou (Cf. infra) a pour but de perpétrer cette tradition millénaire, du peuple juif, qu’est le chant, le tout mêlé aux traditions de notre Alma Mater, l’Université Libre de Bruxelles (ULB).
Mais au fond qu’est ce qu’une guilde ?
C’est une forme de festivité proposée principalement aux étudiant, durant lesquels on y chante et boit, tout en sachant que le but premier est bien de chanter. Plusieurs guildes existent déjà au sein de l’ULB, la plupart sont souvent rattachées à un cercle estudiantin, chacune ayant ses traits spécifiques.
Ce qui caractérise notre guilde, est que le chant qui y est proposé est surtout celui de notre jeunesse, celui que nous chantions dans les mouvements, je veux dire par là, les chants israéliens. Contrairement aux autres guildes, dont les chants sont ceux issus du livre des fleurs du mâle (NDLR : aucun rapport avec Baudelaire), néanmoins quelques de ces chants sont parfois entonnés en notre sein.
La guilde possède aussi une série de règle et de formule, mais pas d’inquiétude pour les intéressés, un shiron (chansonnier) reprenant ces formules vous est fourni dès l’entrée et le tout rappeler en cours de soirée. Une des différences avec les guildes « normales », dont les formules sont latines, est que chez nous elles sont en hébreu.
Je vais maintenant tenter de vous décrire l’ambiance d’une guilde, mais sachez que rien ne vaut la vision d’une guilde par ses propres yeux. La soirée se passe dans un cadre éclairé à la lueur des bougies, il y règne une ambiance fraternelle, mêlée à la vapeur de divins breuvages éthyliques, le tout enjoué par le son des chants entonnés par l’assemblée, trinquant à la fin de ceux-ci au son d’un « Lekhaim assefa ».
Il serait long et fastidieux de vous décrire le déroulement d’une guilde, je vais donc vous épargner cela. Sachez que je vous convie déjà à nos cantus pour passer de la théorie à la pratique, que ce soit pour le chant ou la fête, car chez nous, nous avons l’humeur paradoxale le cœur léger le gosier brûlant.
Nous sommes ceux qu’anime la folie
Et qui s’en vont, ivres de liberté ;
Nous faisons guerre à la mélancolie
Ou la cachons sous des cris de gaieté
Shmoul,
Cohen Gadol de la Guilde Shelanou 5769-5770

